De Zutty Singleton à Brian Blade — onze batteurs, six époques, comment un instrument de soutien est devenu la voix rythmique et expressive du jazz.
Patrick Mullié est batteur professionnel basé à Lille, avec une carrière construite au cœur de la scène jazz française et internationale. Il a eu le privilège rare de côtoyer Art Blakey, qu'il a suivi en tournée, et dont il a absorbé l'enseignement direct sur le rôle de la batterie comme moteur de toute une formation.
Sa connaissance intime des grands batteurs — de la tradition New Orleans aux approches contemporaines — fait de lui un guide idéal pour retracer l'évolution de cet instrument central. Patrick Mullié est déjà venu à Orléans pour la soirée Art Blakey en décembre 2024, où sa présence avait marqué l'ensemble du public et des musiciens.
La batterie est peut-être l'instrument qui a le plus transformé la musique du XXe siècle. Née de la nécessité (un seul musicien remplace une section de percussions entière), elle est devenue en cent ans le cœur battant du jazz — à la fois garde-temps, conteur, provocateur et partenaire de dialogue.
« L'histoire de la batterie raconte finalement l'histoire du jazz lui-même. Elle est passée du rôle de gardienne du tempo à celui d'une véritable voix de l'improvisation. »
La scène orléanaise compte de nombreux batteurs actifs — Jean-Pierre Masson, David Georgelet, Philippe Lefebvre, Éric Luxey, Philippe Capelle, Guillaume Valette et d'autres. Cette soirée est aussi l'occasion de les mettre en lumière et de créer des ponts entre histoire du jazz et pratique locale.